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28 octobre 2020

Vitalité de l’industrie forestière des régions de l’Outaouais et des Laurentides

Le comité de liaison de la cellule d’intervention a remis son rapport

Le 7 octobre 2019, l’entreprise Fortress Cellulose Spécialisée (Fortress) a annoncé l’arrêt, pour une période indéterminée, des activités de son usine de pâte située à Thurso. Cet arrêt a eu pour effet immédiat de laisser sans preneur un volume important de bois de trituration de feuillus durs, composé principalement d’érables. L’urgence de la situation a mené à la formation de la Cellule d’intervention sur la vitalité de l’industrie forestière des régions de l’Outaouais et des Laurentides. Neuf mois plus tard, elle a terminé un mémoire qui comporte 17 recommandations.

Hélène Desgranges , Journaliste

Un mémoire de 34 pages a été remis au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs afin que soit révisé le régime forestier pour mieux prendre en compte les réalités de l’Outaouais et des Laurentides dont le tiers de la possibilité forestière totale par an repose sur les feuillus de basse qualité.
Un mémoire de 34 pages a été remis au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs afin que soit révisé le régime forestier pour mieux prendre en compte les réalités de l’Outaouais et des Laurentides dont le tiers de la possibilité forestière totale par an repose sur les feuillus de basse qualité.
© (Photo L’info de la Vallée – Archives)

Le mandat de la Cellule était de définir et de proposer des solutions innovantes et structurantes qui assureront la vitalité et la pérennité du secteur forestier des régions de l’Outaouais et des Laurentides. Avec le dépôt d’un rapport à Pierre Dufour, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, la Cellule croit que ce dernier a maintenant les éléments nécessaires pour entreprendre une réforme du régime forestier qui tiendra compte des réalités contemporaines de l’industrie forestière des deux régions touchées.

Dans son rapport, le Comité propose 17 mesures à mettre en place dans le cadre d’une refonte du régime forestier actuel. Le rapport porte le titre d’Ajustements à apporter au régime forestier et mesures transitoires à mettre en place pour les régions de l’Outaouais et des Laurentides.

La première proposition faite par la Cellule  consiste à mettre en œuvre une planification quinquennale afin, entre autres, de sécuriser les contrats des entrepreneurs autant  au niveau de la récolte, voirie ou du transport.

Vient, plus loin dans le mémoire, la mise en place d’un modèle de tarification des droits de coupe des feuillus et des pins qui tiennent davantage compte des coûts et revenus liés spécifiquement à la transformation de ces groupes d’essence.

Reprendre les négociations avec la communauté algonquine du Lac Barrière se retrouve en  14e  place des mesures recommandées, alors que d’instaurer une période de transition afin d’intégrer graduellement les changements mis de l’avant termine le tout.

Les autres mesures proposées sont diversifiées et plusieurs sont suggérées à titre transitoire, comme créditer le paiement de la rente annuelle ou facturer à 50% certains droits de coupe, par exemple.

La question des feuillus de basse qualité

Le mémoire de 34 pages dénote qu’au-delà des ajustements demandés, le problème fondamental découle de l’absence ou quasi absence de preneurs régionaux pour consommer les feuillus de basse qualité qui représentent le tiers de la possibilité forestière totale par an pour les régions combinées de l’Outaouais et des Laurentides.

« Nos propositions serviront à établir des conditions favorables qui auront pour effet de stimuler non seulement l’activité économique, mais également l’innovation dans l’industrie forestière. » - Daniel Bourdon, maire de Mont-Laurier et coprésident du Comité de liaison

Chaque mesure proposée est décortiquée et expliquée dans le document remis au ministre Dufour. Benoît Lauzon, maire de Thurso, préfet de la MRC Papineau et coprésident du Comité de liaison, souligne que le comité est très fier du travail qu’il a fait.

En conclusion, le comité de liaison est d’avis que le ministre doit affirmer clairement sa volonté d’apporter les ajustements nécessaires au régime forestier et qu’il doit déterminer un échéancier pour l’implantation des ajustements requis. L’emphase est aussi remise sur la nécessité d’implanter une période de transition.

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Hélène Desgranges , Journaliste

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