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9 janvier 2020

Crise forestière en Outaouais

Chantal Lamarche veut « faire avancer les affaires »

La préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, siégera sur le comité directeur de la cellule d'intervention sur la vitalité de l'industrie forestière dans les régions de l'Outaouais et des Laurentides. La cellule d’intervention est divisée en trois instances, soit un comité directeur, un comité de liaison et un groupe de travail.

Jordan Maheu , Journaliste

Chantal Lamarche, préfète de la Vallée-de-la-Gatineau.
Chantal Lamarche, préfète de la Vallée-de-la-Gatineau.

Le mandat de la cellule d’intervention consiste à trouver des solutions pour le long terme d’ici la fin mars, a fait savoir la préfète Lamarche. Cette dernière veut cependant s’assurer que le dossier avance plus rapidement si une solution durable est trouvée avant l’échéance. Elle assure que la crise forestière est pour elle un dossier prioritaire.

« On se donne la fin mars, mais ça pourrait bouger avant. »

Csi:Chantal Lamarche 

La préfète Lamarche veut que des solutions soient apportées le plus rapidement possible sans que la cellule s’éternise dans les études. Elle dit comprendre l’importance des études tout en précisant qu’il est important d’avoir le plus rapidement possible des gestes politiques concrets. 

« Oui, il y a un comité de liaison et un comité de travail, mais il faut que les politiciens en place prennent des décisions. Des études, il en faut, mais à un moment donné, il faut prendre des décisions », a-t-elle affirmé. 

Questionné à ce sujet par Mme Lamarche, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, aurait indiqué être sur la même longueur d’onde. 

Voulant travailler en équipe avec les différents comités, Chantal Lamarche a un objectif en tête : « faire avancer les affaires et trouver des solutions. »

Simplifier le régime forestier québécois actuel qui doit être davantage adapté à la forêt mixte de l’Outaouais est essentiel à l’avancement du dossier, selon Chantal Lamarche. Elle soutient que le régime a été positif pour protéger l’environnement, mais qu’il a augmenté le coût des opérations. 

Soulignant la réalité forestière distincte de chaque région de la province, la préfète espère voir Québec donner plus de marges de manœuvre aux régions. 

« Avant le régime forestier, tout le monde faisait ce qu’il voulait. Avec le régime forestier, c’est d’un extrême à l’autre. Il n’y a pas de juste milieu », a-t-elle expliqué.

Siégeant au sein du comité de direction, Chantal Lamarche aura certainement une voix forte dans le mandat de la cellule d'intervention sur la vitalité de l'industrie forestière. Une première rencontre du comité de direction a eu lieu le 18 décembre.

Le préfet de la MRC de Papineau, Benoit Lauzon, et la préfète de la MRC de Pontiac, Jane Toller, siégeront sur le comité de liaison. 

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Jordan Maheu , Journaliste

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