Partager:
23 septembre 2020

La Ligue de Hockey Junior du Nord-du-Québec voit le jour

« On voulait s’assurer d’avoir une saison »

En pleine période de camps d’entraînement, cinq équipes souhaitant ardemment avoir une saison de hockey junior ont pris la décision de mettre en place leur propre ligue : la Ligue de Hockey Junior du Nord-du-Québec (LHJNQ). Les Mustangs de Maniwaki en font partie. 

Kathleen Godmer , Journaliste

La mise en place d’une nouvelle ligue de hockey junior temporaire apportera une nouvelle façon de jouer dans la région, forçant les équipes locales à se réinventer et à se surpasser. Attention partisans, la saison promet d’être haute en couleur.
La mise en place d’une nouvelle ligue de hockey junior temporaire apportera une nouvelle façon de jouer dans la région, forçant les équipes locales à se réinventer et à se surpasser. Attention partisans, la saison promet d’être haute en couleur.
© (Photo gracieuseté)

Voyant que leur ligue respective n’offrait que des réponses incertaines concernant l’avenir de la saison, les équipes du Buffalo de Ferme-Neuve, des Mustangs de Maniwaki et du Bécard de Senneterre, faisant partie de la Canadian Premier Jr Hockey League  (CPJHL), ainsi que les équipes des Titans du Témiscamingue et des Pirates de Ville-Marie, de la Greater Metro Junior A Hockey League (GMHL), on prit la décision commune de créer leur propre ligue.

« C’est à cause des conditions qu’impose la Covid qu’on a décidé ça pour cette année. Il y avait une restriction qu’on n’était pas capable de respecter. En ce moment et probablement pour toute la saison, les gouvernements ne nous autorisent pas à faire de compétitions sportives interprovinciales. Comme dans notre ligue on était trois équipes du Québec et que les autres sont du côté de l’Ontario, ça devenait problématique », a raconté Éric Bruneau, entraîneur-chef du Buffalo de Ferme-Neuve.

Même situation pour les deux équipes de la GMHL. Les cinq équipes québécoises se sont donc réunies dans ce même projet.

« On voulait vraiment s’assurer d’avoir une saison cette année. » - Éric Bruneau

« Maintenant, il faut s’organiser; horaires, fonctionnement, arbitres, règlementation. Chaque ligue a ses règles. Ça va rester sensiblement la même chose. Dans la CPJHL, il y avait trois officiels; deux gars de charge et un juge de ligne. Nous, on va probablement y aller à quatre officiels, deux de chaque », a expliqué M. Bruneau.

L’idée est venue d’un responsable des Titans qui a approché les équipes de la région pour voir si elles étaient ouvertes au projet. Pour le Buffalo, on a tout de suite trouvé l’idée excellente. « Notre but est vraiment de faire jouer les jeunes. Avec la CPJHL, on n’avançait pas, c’était toujours des peut-être ou des on ne sait pas encore. Nous, on pensait aux commanditaires qui investissent de grosses sommes et aux joueurs qui ont payé leur inscription, eux ils veulent que ça bouge », a confié l’entraîneur du Buffalo.

Du côté de Maniwaki, comme ça faisait déjà quelques années que l’équipe évoluait avec la CPJHL, on était un peu plus réticent, mais on a fini par suivre le mouvement.

« C’est une mise en place temporaire pour un an qui est due à la Covid. On reste toujours affilié à la CPJHL et on veut garder un bon contact avec eux », a précisé Éric Gauthier des Mustangs de Maniwaki.

« C’était cette solution-là ou on fermait boutique. On veut jouer. » - Éric Gauthier

« On a fait du beau recrutement tout le monde. (…) C’est certain que la CPJHL n’aime pas trop cette situation, mais on n’a pas le choix. Même du côté de l’Ontario, ils sont en train de se trouver des solutions de rechange. Ça va être la même chose pour tout le monde, les ligues vont finir par se mélanger pour pouvoir jouer et l’an prochain, chacun va retourner chez eux », a ajouté M. Gauthier.

Toujours positif, ce dernier a fait ressortir que cette décision est excellente puisque du côté de l’Abitibi-Témiscamingue les équipes sont très fortes, ce qui apportera un niveau de jeu hors du commun cette année.

« J’ai vraiment hâte, car les gens vont pouvoir assister à du hockey où vitesse et robustesse seront de mise, ainsi qu’un niveau de jeu qui n’a pas été vu depuis qu’on est là », a-t-il confié en terminant.

Partager:

Kathleen Godmer , Journaliste

  • Courriel

À ne pas manquer