Partager:
16 octobre 2020

Soirée reconnaissance 2020 de la MRC Vallée-de-la-Gatineau

La mention spéciale remise à Tristan Reid aide le jeune homme à garder espoir

La MRC Vallée-de-la-Gatineau a nommé les lauréats de sa soirée reconnaissance loisir, sport et culture 2020. Ajoutant une mention spéciale à sa programmation pour ainsi mettre en lumière les Val-Gatinois qui n’étaient pas admissibles dans les autres catégories de l’événement, Tristan Reid a pu recevoir le titre d’athlète espoir de l’année. La reconnaissance arrive à point dans la vie du jeune hockeyeur nouvellement recruté par les Olympiques de Gatineau, alors que la pandémie de Covid-19 met à risque ses rêves les plus grands.

Hélène Desgranges , Journaliste

La mention d’athlète espoir de l’année remise par la MRC Vallée-de-la-Gatineau au jeune hockeyeur Tristan Reid est venue le motiver en ce temps de pandémie qui lui fait craindre pour sa carrière sportive.
La mention d’athlète espoir de l’année remise par la MRC Vallée-de-la-Gatineau au jeune hockeyeur Tristan Reid est venue le motiver en ce temps de pandémie qui lui fait craindre pour sa carrière sportive.
© (Photo gracieuseté)

Tristan Reid, jeune homme de Grand-Remous, a évolué avec les Mustangs de Maniwaki par le passé.  Son parcours de fonceur l’a conduit le 6 juin dernier à être recruté par les Olympiques de Gatineau. Le jeune joueur de hockey, qui rêve de réussir à gravir encore et encore les échelons de ce sport, a été récompensé de ses efforts lors de la soirée reconnaissance de la MRC.

« Je ne m’y attendais pas, c’est ma mère qui m’a inscrit. C’est une récompense qui m’encourage à continuer. » - Tristan Reid

Le jeune homme a appris la bonne nouvelle environ deux mois avant la remise des prix, étant donné que la MRC devait utiliser une formule en ligne sécuritaire pour présenter les gagnants. Il a gardé la confidentialité, mais le fait de recevoir la nouvelle en pleine pandémie, alors que sa vie de joueur de hockey est chambardée, lui a fait du bien.

Faire des efforts en temps de pandémie pour les ainés et… pour les jeunes

Tristan Reid évolue présentement avec les Intrépides de Gatineau, car il n’a pu se rendre, comme prévu, au camp d’entrainement des Olympiques. La pandémie ayant fait en sorte que les places ont dû être restreintes lors des camps d’entrainement, Tristan a été de ceux qui ont dû remettre leur rêve d’évoluer dans la ligue junior majeure.

« Les dirigeants des Olympiques sont toujours en contact avec moi, les dirigeants viennent parfois voir nos pratiques. » - Tristan Reid

Tristan Reid garde confiance, il s’entraine six à sept fois par semaine sur glace et hors glace, mais ce n’est pas comme de jouer de vraies parties. Il continue d’espérer une saison de hockey pour lui permettre de continuer son évolution, mais aussi de rallier les rangs des Olympiques qui l’ont recruté. Le jeune homme a peur.

« J’espère que l’Outaouais va demeurer au palier orange, parce qu’au palier rouge, il n’y aura plus de sport. » - Tristan Reid

La réalité de Tristan est celle de plusieurs jeunes sportifs qui voient leurs rêves retardés et qui ont peur pour leur carrière. Il le dit lui-même, il n’est pas seul dans ce scénario privatif.

La Santé publique demande aux gens de prendre des précautions, avec comme argument de préserver la santé des ainés. Chacun pourra certainement trouver une nouvelle raison pour respecter les consignes en l’exemple de Tristan: l’avenir des jeunes est en jeu.

Qu’ils soient futurs chimistes, artistes ou sportifs, l’exemple du jeune hockeyeur qui rêve de ligue nationale semble opportun pour comprendre les impacts d’un nouveau confinement trop long.

Comme Tristan le mentionne, si les joueurs des Olympiques jouent des parties, mais pas lui, il craint de ne pas être au même niveau qu’eux à son retour au jeu. Alors, il met les bouchées doubles lors de ses entrainements, même si parfois, il trouve cela redondant.

Le jeune homme garde espoir, il ne sait pas si cela sera possible, mais il aimerait, par exemple, être remplaçant dans l’équipe des Olympiques advenant qu’un blessé doive laisser sa place.

Partager:

Hélène Desgranges , Journaliste

  • Courriel

À ne pas manquer