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25 décembre 2019

Temury Vedyapin

Le joueur tant attendu

Né en 2000, à Tbilissi, capitale de la Géorgie (Europe), Temury Vedyapin, après un an et demi de démarches complexes, s’est enfin joint à l’équipe des Mustangs dont il fait la fierté. Soucieux de bien s’intégrer dans sa nouvelle vie et désirant créer de bons liens avec sa communauté d’accueil, il s’est confié sans retenue à L’info.

Kathleen Godmer , Journaliste

© (Photo L’info de la Vallée – Jocelyn Galipeau)

« J’ai fait mes premiers pas sur la glace quand j’avais cinq ans avec le soutien de mon père. Le hockey a toujours été présent dans ma famille puisque mon père est un joueur de hockey vétéran qui a joué pour l’équipe nationale géorgienne dans le passé. Après ses heures de travail, il s’implique dans le soutien aux enfants pour développer leurs compétences sur la glace. »

« Quand j’avais sept ans, j’ai commencé à jouer au rugby (très populaire en Géorgie). J’ai fait des entraînements tous les jours : trois séances d’entraînement par semaine sur glace et trois séances d’entraînement avec du rugby sur le terrain vert. Mes parents disent que le hockey a toujours été fait pour moi, j’allais même au lit avec mon bâton. À l’âge de 16 ans, je jouais pour le club de hockey “ Grey Wolves ” et, en même temps, je jouais au rugby dans la ligue junior. Lorsque j’ai été appelé à l’équipe nationale, c’était le bon moment de faire un choix et de m’y dévouer entièrement. »

« Je suis resté au hockey, mais je suis reconnaissant à mes entraîneurs de rugby, car les techniques et les habiletés apprises m’ont aidé à me développer en tant que joueur de hockey. Quand j’ai reçu l’offre de la direction des Mustangs de Maniwaki, j’ai eu du mal à croire qu’on m’ait offert un contrat dans l’une des équipes dirigeantes de la CPJHL. La direction m’a dit qu’ils ont regardé mes matchs dans l’équipe nationale et m’ont remarqué depuis 2015, lorsque je participais au camp de développement de l’IIHF en Finlande. Je pense que la majorité des jeunes joueurs de hockey rêvent d’avoir l’occasion de développer leurs compétences dans le pays où le hockey est un sport national et même une religion. »

« Je suis très sérieux dans mes projets d’avenir. Je suis actuellement un étudiant de deuxième année de la faculté de droit de l’Université nationale géorgienne. À court terme, je veux rester avec les Mustangs et gagner avec eux. À long terme, je prévois de travailler dur pour jouer au niveau supérieur. Il y a déjà un mois que je me suis joint aux Mustangs et je voudrais profiter de l’occasion pour dire un grand merci à la direction de l’équipe et aux joueurs pour leur hospitalité. »

« C’est merveilleux de faire partie de la grande famille des Mustangs qui a ses propres traditions. Mon expérience avec les Mustangs me montre que le style canadien du hockey diffère du style que nous jouons en Europe. J’essaie d’adopter le style joué ici sans perdre l’expérience acquise au cours des années à l’école européenne. J’ai une très bonne relation avec les autres joueurs et nous pouvons nous comprendre les uns les autres sur la glace. Tout cela a contribué à ce que j’obtienne, jusqu’à maintenant, huit points, six buts et deux passes décisives. »

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Kathleen Godmer , Journaliste

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