Page 3 - 11 septembre 2019
P. 3

    À LA UNE
 État de santé du lac des Trente et un Milles
Un citoyen de Gracefield lance un cri d’alarme
                  Un citoyen de Gracefield s’inquiète de l’état de santé du lac des Trente et un Milles (photo : Jordan Maheu – Le Choix Vallée-de-la-Gatineau).
                            Spécialiste en béton
Commercial, Résidentiel, Industriel Levage de maison, Rénovation
Tél. 819-463-3506
Cell. 819-449-8974 constructionmmartin@gmail.com
  Le citoyen de Gracefield Marcel Gauthier s’inquiète de l’état de santé du lac des Trente et un Milles. Il lance un cri d’alarme à la population et à la classe politique de la Vallée-de-la-Gatineau dans l’espoir de protéger le lac de la pollution avant qu’il ne soit trop tard.
M. Gauthier juge être ignoré par la classe politique de la Vallée-de-la-Gatineau. Il affirme avoir avisé la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau et les munici- palités riveraines de ses préoccupations en leur envoyant des lettres et en se présentant à des assemblées du conseil municipal, mais il mentionne n’avoir jamais eu droit au respect.
La préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, affirme quant à elle n’avoir jamais été contactée par Marcel Gauthier et de ne pas le connaître.
Le Choix a mis la main sur la lettre en question et a vérifié auprès du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) si les inquiétudes du citoyen étaient fondées.
L’URINE HUMAINE EST-ELLE UN POLLUANT ?
En premier lieu, M. Gauthier a mentionné s’inquiéter du comportement des plaisanciers sur les lacs de la région, mais particulièrement au lac des Trente et un Milles. Il mentionne avoir vu à de multiples occasions des plaisanciers uriner directement dans le lac alors que l’urine humaine serait un polluant pour les lacs en agissant comme engrais au myriophylle à épi.
Il recommande donc aux municipalités d’installer à tous les endroits de mise à l’eau des réservoirs pour recevoir l’urine des embarcations nautiques. Les plaisanciers n’auraient qu’à apporter un contenant pour ramasser leur urine, au lieu d’uriner directement dans l’eau du lac.
Le MELCC a expliqué qu’effectivement l’urine peut devenir un polluant lorsqu’elle se retrouve dans l’environnement en concentration suffisante et constante pour être nuisible. Le ministère précise tout de même que l’urine est un déchet métabolique de la majorité des animaux et des humains, que la nature prend en charge naturel- lement lorsque la concentration est faible par rapport au milieu.
« L’urine contient de l’azote et du phosphore. Si elle est rejetée en grande quantité, sans traitement, dans un plan d’eau relativement fermé comme un lac, elle peut contribuer à l’enrichissement du milieu et au développement de plantes et d’algues. Tout est une question de quantité et de capacité du lac à le recevoir », a ajouté le ministère lorsque questionné sur la possibilité que l’urine humaine soit un engrais au myriophylle à épi.
EST-CE QUE LA CENDRE EST UN DANGER POUR LES LACS ET LA FLORE ?
Le citoyen s’inquiète également de la gestion de la cendre des foyers extérieurs par les sites
de camping avoisinant le lac. Il mentionne que les employés de ces sites de camping déverse- raient la cendre directement dans la forêt. Il s’inquiète qu’avec la pluie la cendre se retrouve dans le lac et nuise à la faune et la flore.
« C’est pour ça qu’il y a bien des gens qui disent qu’il n’y a plus de poissons dans le lac des Trente et un Milles. On a juste à regarder le poisson “blanc ”, déjà on en pêchant autant qu’on voulait. Aujourd’hui, essaie de pêcher un “ blanc ”, tu vas travailler pas mal pour en pêcher un », a dit à ce sujet Marcel Gauthier.
Il propose alors aux municipalités d’installer à tous les endroits de mise à l’eau des réservoirs pour recevoir la cendre.
À ce sujet, le MELCC a mentionné que la cendre contient des éléments nutritifs, dont du phosphore, et de ce fait, peut être utilisée comme engrais et qu’il est en effet préférable de ne pas déverser de la cendre en bordure de lacs.
COUPE D’HERBE SUR LES RIVES
En dernier temps, M. Gauthier s’inquiète du comportement des propriétaires de chalet. Il mentionne que plusieurs d’entre eux coupent leur herbe jusqu’au bord de l’eau et que cela ne respecte pas la « loi sur le coupage de l’herbe ».
À cet effet, le MELCC a informé Le Choix qu’il n’y a pas de loi interdisant aux propriétaires vivant aux abords d’un lac de couper l’herbe de leur terrain jusqu’au bord de l’eau, mais qu’il existe une politique provinciale qui prévoit notamment qu’une bande de protection de cinq mètres doit être conservée dans son état naturel tout en permettant une ouverture de cinq mètres de largeur afin d’accéder au plan d’eau.
Il est important de noter que les munici- palités peuvent quant à elles adopter des normes de protection plus sévères que celle de la politique provinciale et veiller à leur application. Un citoyen de Bouchette a aussi contacté Le Choix afin de faire part de ses inquiétudes face à cette problématique. 
    Entrepreneur Général Résidentiel et Commercial
R.B.Q. 5765-8064-01
 - Toitures - Revêtement extérieur - Gouttières - Soffite et fascia
- Fondations - Terrasses
819.210.8930 renovationsxtremes@gmail.com
    • RÉSIDENTIEL • COMMERCIAL • INDUSTRIEL
Licence R.B.Q : 2432-8262-10
116, Notre-Dame, Maniwaki
Tél.: (819) 449-2866 - Téléc.: (819) 449-6621 Cell.: (819) 441-8465 info@thibaultelectrique.com
www.thibaultelectrique.com
             BOUCHETTE : FERMETURE COMPLÈTE DU PONT
Le ministère des Transports a rappelé le 9 septembre aux automobilistes que le pont de Fer à Bouchette sera complètement fermé à partir du 16 septembre à 7h jusqu’au 21 septembre à 7h. La circulation sera interdite en tout temps aux véhicules lourds. Le ministère rappelle que ces entraves peuvent être modifiées ou annulées en raison de contraintes opérationnelles ou des conditions météorologiques. Il faut consulter le Québec 511 pour en faire le suivi. Pour la sécurité des usagers de la route et celle des travailleurs, le respect de la signalisation en place est essentiel. 
 L’INDUSTRIE AMÉRICAINE DU BOIS D’ŒUVRE N’A PAS SUBI DE PRÉJUDICE
          L’Union des municipalités du
Québec (UMQ) accueille positi- vement la décision du Groupe spécial (composé en vertu du chapitre 19 de l’Accord de libre-échange nord-américain) selon laquelle la Commission du commerce international des États-Unis aurait eu tort de conclure, en décembre 2017, que l’industrie américaine du bois d’œuvre a subi un préjudice. « La décision rendue constitue une importante victoire, tant pour l’industrie que pour les communautés forestières du Québec. Le Département du commerce américain doit maintenant abolir les droits compensateurs et antidumping imposés injustement depuis deux ans sur le bois d’œuvre québécois et canadien exporté au sud de la frontière », a déclaré le président
du Comité sur la forêt de l’UMQ et maire de Val- d’Or, Pierre Corbeil. Rappelons que les membres du Comité sur la forêt, composé d’élus représentant les différentes régions forestières du Québec, ont récemment fait le point sur l’état des pourparlers entre le Canada et les États-Unis avec Raymond Chrétien, négociateur en chef du Québec pour le dossier du bois d’œuvre. Ils ont profité de l’occasion pour presser les chefs des partis fédéraux de clarifier leur position et leurs intentions quant à ce dossier prioritaire. Soulignons que, dans sa plateforme fédérale, l’UMQ réclame notamment des garanties de protection des secteurs du bois d’œuvre et de la métallurgie dans les prochaines rondes de négociation d’accords de commerce interna- tionaux. 
 Le Choix Vallée-de-la-Gatineau
• 11 septembre 2019 •
Page 3
>00670 >01396 >00813
>00654 >01483



















































   1   2   3   4   5