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25 septembre 2020

« L'eau, le rail, la route: les transports dans la Vallée-de-la-Gatineau »

Une exposition à découvrir à la Fairbain House de Wakefield

Une exposition nommée « L'eau, le rail, la route: les transports dans la Vallée-de-la-Gatineau » est en cours juste au côté de chez nous, à Wakefield, au Centre patrimonial de la maison Fairbain House. Elle permet de se rendre compte qu’en moins de 100 ans, la Vallée-de-la-Gatineau a vu les sentiers pédestres des premiers temps se transformer en chemin de fer.

Hélène Desgranges , Journaliste

Des photos cocasses sont présentées dans l’exposition « L'eau, le rail, la route: les transports dans la Vallée-de-la-Gatineau » présentée au Centre patrimonial de la maison Fairbain de Wakefield. On y voit, par exemple, une voiture qui monte une côte glissante à reculons avec les femmes à pied qui joignent leurs conjoints en haut de la côte. Respectant les normes sanitaires, l’exposition comporte aussi de nombreux artéfacts qui rappelleront des souvenirs et informeront les plus jeunes avec beaucoup de visuel et des explications courtes mais d’intérêt. L’exposition se dirigera-t-elle dans la Vallée un jour? Qui sait!
Des photos cocasses sont présentées dans l’exposition « L'eau, le rail, la route: les transports dans la Vallée-de-la-Gatineau » présentée au Centre patrimonial de la maison Fairbain de Wakefield. On y voit, par exemple, une voiture qui monte une côte glissante à reculons avec les femmes à pied qui joignent leurs conjoints en haut de la côte. Respectant les normes sanitaires, l’exposition comporte aussi de nombreux artéfacts qui rappelleront des souvenirs et informeront les plus jeunes avec beaucoup de visuel et des explications courtes mais d’intérêt. L’exposition se dirigera-t-elle dans la Vallée un jour? Qui sait!
© (Photo gracieuseté – Centre patrimonial de la maison Fairbain House)

Le Centre patrimonial de la maison Fairbain à Wakefield concentre les sujets de ses expositions sur un autre secteur de la région de l’Outaouais, en bas de la Vallée. En fait, la mission de l’organisme s’arrête habituellement à Low afin de ne pas entrer en compétition avec des sujets d’intérêts qui pourraient, par exemple, être présentés dans la Vallée-de-la-Gatineau. Cette année, cependant, le sujet des transports n’a pu faire autrement que d’amener le bas de l’Outaouais vers le haut, car les transports s’y sont développés d’un secteur à l’autre.

Parsemé d’artéfacts et de panneaux, l’exposition sur le transport pourra être transportée ailleurs après l’exposition de Wakefield qui durera au moins un an, possiblement davantage. Pour la sécurité du public, il est présentement possible de la visiter dans la grange du Centre patrimonial, où il est possible de respecter la distanciation sociale. Les samedi et dimanche jusqu’au 18 octobre et de retour au printemps, les visiteurs sont attendus à Wakefield.

Un sujet pas « sexy » mais de belles photos

Les membres du Centre patrimonial doivent relever le défi, chaque année ou presque, de créer une nouvelle exposition afin de maintenir l’attention des visiteurs. L’idée du transport n’était pas la plus « sexy » a expliqué Michael Cooper, directeur du centre, mais le sujet permettait d’exposer tant de belles photos qu’ils l’ont choisi. Avec plus de visuel que de mots, les différents panneaux expliquent les transports en phases. L’exposition est donc adaptée à toute la famille.

Du transport humain mu par les muscles avec des raquettes ou le canot, par exemple, en passant par le transport par les animaux, l’exposition se rend jusqu’à la mécanisation et aborde le sujet du train. Dans sa section  « humaine », des images démontrent des artisans de la Vallée fabriquant des tobogans ou raquettes.

Puis vient la période avec les animaux où vous apprendrez que, dès 1850, un service régulier de diligence existait entre Ottawa et Maniwaki. Ce trajet nécessitait plusieurs changements de chevaux. Assurément, la période de mécanisation ne passe pas inaperçue puisqu’elle a transformé la rive ouest de la Gatineau.  Michael Cooper explique cette période en racontant qu’un fermier de la région de la Vallée, par exemple, devait préparer son chargement à minuit pour se rendre au marché d’Ottawa le jour et il revenait de là à minuit, en raison du long trajet. Avec le train, ce même trajet prenait 55 minutes. L’exposition se termine vers 1939 avec, entres autres, la venue de l’automobile.

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Hélène Desgranges , Journaliste

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