Partager:
10 décembre 2020

Le Conseil des arts et des lettres du Québec augmente son financement

Denis Marceau encourage ses pairs à rayonner

Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) octroie, chaque année, plusieurs bourses et subventions aux artistes. Cette année, il investira près de 500 000$ supplémentaires dans les territoires, dont l’Outaouais. Le processus de dépôt de demande est laborieux, le nombre d’artistes parvenant à obtenir une bourse est restreint, mais Denis Marceau, artiste de Denholm, croit que cela vaut la peine d’essayer.

Hélène Desgranges , Journaliste

Denis Marceau, artiste de Denholm, a obtenu une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) dans les dernières années. Comme le CALQ augmente de 500 000$ ses bourses reliées à l’entente de développement territorial en cette période de crise, il encourage fortement les artistes d’ici à déposer une candidature pour rayonner, peu importe l’endroit.
Denis Marceau, artiste de Denholm, a obtenu une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) dans les dernières années. Comme le CALQ augmente de 500 000$ ses bourses reliées à l’entente de développement territorial en cette période de crise, il encourage fortement les artistes d’ici à déposer une candidature pour rayonner, peu importe l’endroit.
© (Photo gracieuseté – Denis Marceau)

Denis Marceau est un sculpteur qui est surtout connu pour son travail avec des matières recyclées. Bien impliqué dans sa région en tant qu’artiste, il a tout de même mis sa carrière sur pause il y a quelques années. C’est justement lorsqu’il est revenu vers la création qu’il a tenté sa chance pour l’obtention de bourses.

Ses démarches ont été fructueuses. Déjà vers les années 1985, il a obtenu du soutien financier. Grâce à une bourse, il est allé exposer ses œuvres en France.

L’an passé, sollicité pour participer à la réalisation d’une œuvre à Gatineau, il a désiré voir les artistes qui travailleraient au projet, dont lui, recevoir un cachet. Il a alors fait une demande au fonds Entente de partenariat territoriale du CALQ en espérant que cette aide lui permettrait d’être payé.

« Personne ne semble avoir un problème à payer cher un ingénieur qui vient uniquement vérifier qu’un projet artistique est conforme, mais quand vient le temps de payer un artiste, ça ne semble pas aussi facile. » - Denis Marceau

Les bourses sont donc une façon pour les artistes, de financer leur travail. La première tentative de demande de bourse au CALQ que Denis a déposée pour son projet n’a pas porté fruit. Il s’est alors remis à la tâche et a peaufiné sa demande. Cela valait le coup puisqu’il a obtenu une bourse lui permettant la réalisation d’une œuvre qui sera éventuellement installée en permanence sur un viaduc de la rue Main à Gatineau.

« Ces bourses nous permettent de grandir, d’aller nous comparer aux artistes d’ailleurs. » - Denis Marceau

Denis Marceau voit d’un très bon œil cet encouragement aux artistes et il sait que d’autres dans la Vallée-de-la-Gatineau peinent à obtenir des sommes.

Des bourses difficiles à obtenir

Lorsqu’il s’est établi à Denholm en 2005, Denis Marceau a fait le tour de la Vallée afin d’y rencontrer les autres artistes locaux. Ils sont nombreux selon lui à avoir du talent dans la région. S’il a réussi à obtenir des bourses par le passé, l’artiste entend le témoignage d’autres qui n’y parviennent pas et qui trouvent le processus très compliqué.

Il les encourage fortement à poser les efforts nécessaires, car selon lui, plus ils tenteront leur chance, plus ils auront de facilité à remplir les exigences des différents programmes.

C’est d’ailleurs ce qui lui arrive présentement. Le projet qu’il réalise à Gatineau sur un viaduc était une création audacieuse qui alliera des matières récupérées de l’usine Résolu de Gatineau pour représenter l’histoire, mais aussi, des jeux de lumière pour amener cet héritage du temps dans le futur.

Comme ce type de projets demande des autorisations aux propriétaires du viaduc, des démarches à faire avec des urbanistes et ingénieurs, Denis Marceau apprend beaucoup. Il sait déjà que s’il dépose une autre demande un jour, il aura gagné en expérience.

Partager:

Hélène Desgranges , Journaliste

  • Courriel

À ne pas manquer