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21 septembre 2020

Hausse continue des cas

Québec appelle à une plus grande mobilisation pour contrer la COVID-19

« On est dans la deuxième vague, dans son début. » C’est ce qu’a affirmé le Dr Horacio Arruda, directeur national de la Santé publique, en conférence de presse le 21 septembre.

Maxime Coursol , Journaliste

Selon le Dr Arruda, la deuxième vague de Covid-19 a débuté au Québec.
Selon le Dr Arruda, la deuxième vague de Covid-19 a débuté au Québec.
© (Photo gracieuseté – CISSSLAU)

Cette rencontre avec les médias, qui devait porter sur le bilan de l’opération Oscar menée durant la fin de semaine précédente, an pris une tournure beaucoup plus large alors que face à la hausse vertigineuse du nombre de cas positifs recensés depuis la rentrée scolaire, le Dr Arruda a confirmé qu’on pouvait désormais parler de deuxième vague. 

« La vague ce printemps était très à pic, a-t-il répondu à une question de journaliste, puis elle a redescendu. On a eu des « vaguettes » depuis, et j’espérais que celle-là soit une vaguette aussi, mais là, elle est plus en pente ascendante qu’une vaguette. On n’est pas encore dans la même situation qu’au printemps, mais on peut dire qu’on est maintenant dans la deuxième vague. »

Appel à la mobilisation

La ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre Geneviève Guilbault, qui dirigeait cette conférence de presse, a ajouté que la situation n’était pas irréversible. Elle a donné l’exemple de la région du Bas-Saint-Laurent, où une forte mobilisation de la communauté a permis de rester au niveau d’alerte jaune, alors que sa voisine Chaudière-Appalaches est passée pour sa part au niveau orange.

« J’appelle tous les Québécois, et en particulier ceux qui sont situés en zone orange et jaune, à limiter leur vie sociale dans les prochains jours. » - Geneviève Guilbault

« Il faut absolument éviter le rouge, a-t-elle poursuivi. Le pouvoir est entre vos mains! »

Parmi les recommandations qui s’adressent à l’ensemble du Québec, il est demandé d’abaisser à 6 le nombre de personnes lors de rassemblements privés dans des maisons (ou deux adresses différentes, dans des cas particuliers comme une famille de quatre enfants et deux parents, qui à eux seuls atteignent la barre des 6 personnes). Quant aux rassemblements publics (festivals, mariages…), on demande de limiter à 50 le nombre de personnes, plutôt que 250.

En cas d’infraction, les forces de l’ordre pourraient sévir avec des contraventions, a soutenu la ministre Guilbault.

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Maxime Coursol , Journaliste

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