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25 février 2020

Projet Teck Frontier

Une manifestation devant le bureau du député Amos

Plus d’une quarantaine de manifestants se sont rassemblés, le 11 février, devant le bureau de Chelsea du député fédéral William Amos pour faire entendre leur opposition au projet de mine Teck Frontier. Un projet en sol albertain, finalement aboli, qui aurait pu devenir le plus vaste chantier d’exploitation des sables bitumineux en surface jamais exploité au pays. 

Jordan Maheu , Journaliste

Plus d’une quarantaine de manifestants contre un projet de mine en Alberta se sont rassemblés, le 11 février, devant le bureau de Chelsea du député fédéral William Amos.
Plus d’une quarantaine de manifestants contre un projet de mine en Alberta se sont rassemblés, le 11 février, devant le bureau de Chelsea du député fédéral William Amos.
© (Photo gracieuseté)

Au sein d’un Canada divisé et à la tête d’un gouvernement minoritaire, le cabinet Trudeau devait trancher d’ici la fin février quant à son appui ou non du projet de mine. Il n’a finalement pas eu à le faire alors que Teck Resources, l’entreprise à la tête du projet, a annoncé le 24 février l’abandon de l’initiative.

Demandant le rejet de ce projet, la Coalition de La Pêche pour un Green New Deal, organisation derrière la manifestation, souhaitait que William Amos porte leur voix auprès de son gouvernement pour faire en sorte que le projet ne voit jamais le jour. La Coalition lui réclamait de « démontrer du leadership local ».

Appelé à réagir avant l’annonce de l’abandon de Teck Resources, le député Amos a souligné la bienséance des manifestants lors de la manifestation et il se disait certain que le cabinet Trudeau prenne bonne note des manifestations non seulement à Chelsea, mais aussi ailleurs au Canada. M. Amos a ajouté avoir rencontré certains des manifestants dans son bureau de circonscription à Chelsea quelques jours après la manifestation pour discuter du projet et des mesures qui seront prises par le gouvernement.

Denise Giroux

La candidate de l’élection fédérale de 2019 du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans Pontiac, Denise Giroux, est la porte-parole francophone de la Coalition.

Craignant les conséquences environnementales du projet de mine Teck Frontier sur la santé des eaux, des terres, de l'air, et des écosystèmes locaux, Denise Giroux avait mentionné avant l’annonce de l’abandon du projet par Teck Resources que la réalisation de ce projet aurait ajouté des millions de tonnes de pollution climatique dans l'atmosphère. Celle-ci craignait entre autres la disparition de certains mammifères comme le caribou et les bisons dans le Parc national du Canada Wood Buffalo qui se situe dans le nord-est de l'Alberta et le sud des Territoires du Nord-Ouest. Mme Giroux avait aussi souligné l’impact négatif qu’un tel projet aurait eu sur la qualité de vie des communautés autochtones de cet endroit.

« Le statu quo, ce n'est pas une option responsable » - Denise Giroux

En 2019, le gouvernement Trudeau, alors majoritaire, avait officiellement déclaré l’urgence climatique. La même année, le Canada s’est donné l’objectif d’être carboneutre en 2050.

« Ce projet est entièrement incompatible avec la déclaration d'urgence climatique du Canada et avec nos engagements à atteindre des émissions nettes de gaz à effet de serre nulles d'ici 2050. Faire autrement c'est dire que ces promesses n'étaient que de la poudre aux yeux, vides d'engagements réels », avait critiqué Mme Giroux.

Réaction de William Amos

Contacté avant l’annonce de Teck Resources et ne voulant visiblement pas prononcer son opinion personnelle sur le sujet, William Amos avait préféré préciser qu’il s’agissait d’une décision du cabinet de son premier ministre et que les préoccupations environnementales allaient être prises en compte. M. Amos avait ajouté que les Canadiens, incluant ses commettants de la circonscription de Pontiac, avaient clairement indiqué leur souhait que le gouvernement protège l'environnement, développe l'économie, fasse progresser la réconciliation et crée de bons emplois.

Au sujet du plan du gouvernement d’atteindre un pays carboneutre en 2050, le député Amos a répété que le Canada devait être la source de ressources la plus propre pour les marchés mondiaux alors que le pays est en transition vers un avenir à faible teneur en carbone. Il a assuré que son gouvernement est encore déterminé à respecter ses obligations avec l’Accord de Paris d’ici 2030 et à atteindre le zéro net d’ici 2050.

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Jordan Maheu , Journaliste

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