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13 février 2020

Semaine de prévention du suicide

Trois personnes par jour se suicident au Québec, l’Outaouais passablement touché

Au Québec, 1 045 personnes se sont enlevées la vie en 2017 dont 75% d’hommes. En Outaouais, en comparaison avec le reste du Québec, moins de femmes se sont enlevées la vie par suicide mais un nombre plus important d’hommes sont passés à l’acte. Outre ces données qui démontrent une baisse du taux de suicide global, ce sont les hospitalisations pour tentatives de suicide qui inquiètent. Suicide Détour tente de faire sa part en sensibilisant la population dans la Vallée.

Hélène Desgranges , Journaliste

Carole St-Amour est directrice intérimaire de l’organisme. Elle pose ici avec Luc Carpentier, trésorier et la mascotte « Ta vie ».
Carole St-Amour est directrice intérimaire de l’organisme. Elle pose ici avec Luc Carpentier, trésorier et la mascotte « Ta vie ».
© Photo : gracieuseté – Sébastien McNeil

« Les gens qui sont hospitalisés pour tentative de suicide sont plus à risque », explique Carole St-Amour, directrice de Suicide Détour en notant que si le taux de suicide a baissé dans les dernières années, cette hausse d’hospitalisation pour tentatives ou idées suicidaires laisse les gens sur un pied d’alerte.  

Les jeunes femmes sont touchées particulièrement lorsque sont citées les hospitalisations. Pour l’instant, les données ne permettent pas d’en connaître la cause. « On parle beaucoup d’anxiété de performance chez les jeunes » souligne Mme St-Amour sans vouloir poser de diagnostic.

Une semaine de prévention du suicide, suffisant ou redondant?

À la question de savoir si l’organisation de la semaine ou de la journée internationale du suicide ne serait pas devenu un sujet redondant et non écouté par le public, Mme St-Amour répond qu’au contraire, selon elle, la baisse de mortalité par suicide est sûrement reliée au fait que l’on parle davantage du sujet.  

« On ne devrait pas en parler juste une fois par an mais toute l’année », soutient celle qui a elle-même perdu un fils qui s’est enlevé la vie.

Les jeunes seraient plus réceptifs aux messages

Sur le terrain, il semblerait que les jeunes intègrent mieux les messages de sensibilisation que les adultes.  Surtout pour les hommes qui se sont vu offrir des modèles de force et d’orgueil pendant tant d’années, appeler à l’aide n’est pas encore une façon de faire naturelle.  

C’est pourquoi Suicide Détour œuvre non pas en intervention, mais surtout en prévention. Que ce soit par des tournées des écoles ou via des conférences et même par des occasions de rencontres en plein-air, le slogan « Parler du suicide sauve des vies » est l’élément clef à retenir.  

Sur le site de l’Association québécoises de prévention du suicide, sous l’onglet « Parler du Suicide », le public peut trouver une mine d’informations sur le sujet.

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Hélène Desgranges , Journaliste

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