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13 février 2020

Semaine des enseignantes et des enseignants 2020

Les profs manifestent leur mécontentement

Du 2 au 8 février derniers, la semaine des enseignantes et des enseignants 2020 s’est déroulée sous le thème « 1 216 791 bonnes raisons de leur dire merci »! La Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) et le Syndicat du personnel de l’enseignement des hautes-Rivières (SPEHR) ont repris la thématique sous le titre de « 1 216 791 raisons de donner de meilleures conditions d’exercice aux profs »!

Hélène Desgranges , Journaliste

Le syndicat du personnel de l’enseignements des Hautes-Rivières représente, entre autres, les enseignants de la Vallée-de-la-Gatineau.
Le syndicat du personnel de l’enseignements des Hautes-Rivières représente, entre autres, les enseignants de la Vallée-de-la-Gatineau.
© (Photo L’info de la Vallée – Archives)

En utilisant le thème choisi par le ministère de l’Éducation, le président du SPEHR, Daniel Boisjoli, a souligné l’impact positif et inestimable qu’ont les professeurs sur la vie des enfants qu’ils côtoient. Cependant, son message portait aussi sur le fait que, selon lui, il est plus que temps que les enseignants aient des conditions d’exercice de leur métier à la hauteur de leurs besoins pour leur permettre de souffler un peu.

Josée Scalabrini, présidente de la FSE-CSQ, a d’ailleurs commenté le dépôt patronal reçu avant les fêtes qui, selon elle, en demande toujours plus au corps enseignant : plus d’élèves dans les classes, plus d’heures de travail par jour, dans la semaine et dans l’année, plus de tâches imposées pour compenser la pénurie de personnel, moins d’autonomie professionnelle, plus de reddition de compte, le tout avec une augmentation salariale en bas du taux d’inflation.

Se faire entendre

Des événements de visibilité pour se faire entendre et espérer voir les commissions scolaires porter leurs demandes au ministère sont en cours.  

Guy Croteau, agent d’information au SPEHR, dit avoir senti que le message qu’ils ont passé aux commissaires de la commission scolaire Pierre-Neveu (CSPN) à Mont-Laurier, la semaine dernière, a été bien entendu. 

Ils devaient faire le même exercice avec les commissaires de la commission scolaire des Hauts-Bois de l’Outaouais (CSHBO) prochainement, mais ces derniers ne sont plus en poste suite à l’adoption de la loi 40, qui abolit les commissions scolaires. 

Ils espèrent maintenant que les nouveaux centres de services scolaires parleront en leur nom et que les prochaines offres patronales seront à la hauteur de leurs attentes.  

M. Croteau dit qu’ils n’ont pas d’échéancier pour le moment. Ils ont consulté leurs membres dans les deux dernières années et souhaitent que le ministère refasse ses devoirs.  

« On souhaite le tout le plus rapidement possible mais pas à n’importe quel prix. On ne signera pas à rabais », confirme M. Croteau.

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Hélène Desgranges , Journaliste

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