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15 octobre 2020

Il remplace Sylvie d’Amours aux Affaires autochtones

Les Algonquins espèrent mieux de Ian Lafrenière

© (Photo gracieuseté – CAQ)

Le 9 octobre,  la Nation algonquine a salué la nomination de Ian Lafrenière au poste de ministre responsable des Affaires autochtones et l’a invité à ouvrir la porte à des négociations formelles sur la question de la protection de l’orignal dans la réserve faunique La Vérendrye.

« Nous demandons au ministre de mettre sur la glace l’application de l’injonction imposée par le tribunal à l’égard de certains membres de la Nation algonquine tant qu’il n’aura pas rencontré et discuté avec les représentants des communautés » a dit la Grande cheffe du Conseil tribal de la Nation algonquine anishinabeg, Verna Polson.

Les communautés algonquines avaient transmis une proposition de négociation à la ministre D’Amours et à son collègue Pierre Dufour, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs. Les neuf communautés algonquines du Québec ont uni leurs voix pour demander des mesures sévères pour assurer la survie de l’orignal dans la réserve faunique. Les Algonquins estiment que les propositions actuelles ne sont pas assez importantes et portent sur une trop courte période pour qu’on puisse espérer un redressement du cheptel. Ils craignent que l’orignal subisse le même sort que le caribou.

Ils demandent qu'une étude complète examine tous les facteurs qui pourraient causer le déclin de la population d'orignaux, y compris la déforestation, les prédateurs et les maladies.

Les Algonquins sont également inquiets de constater que le gouvernement du Québec permet aux chasseurs venant de région en zone d’alerte extrême au virus de la Covid-19 de se rendre sur leurs territoires mettant en danger la santé de ses membres, une population qui a grandement souffert dans le passé des infections introduites par les non-autochtones. 

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